Les insectes pollinisateurs

En transportant le pollen d’une fleur à une autre, ces insectes jouent un rôle fondamental dans la reproduction des plantes.

                        Un petit insecte poilu, à l’abdomen roux vif, fait au printemps des allées et venues devant la fenêtre pour s’introduire dans le trou d’évacuation de l’eau. Pas de doute, une osmie en manque de logement a décidé de loger ses larves à cet endroit. Cet insecte fait partie de la famille des abeilles solitaires, qui apparaissent au début du printemps. Elles butinent avec assiduité les premières fleurs pour se nourrir et fabriquer la pâtée de nectar et de pollen qui nourrira ses larves. Ce faisant, elle assure la pollinisation des plantes.

Reconnaissable à son derrière tout blanc, le bourdon terrestre est l’un des plus communs du jardin et l’un des plus précoces. Alors que les abeilles rechignent au printemps à sortir par temps froid, la femelle du bourdon s’aventure dès la fin février à la recherche des rares fleurs déjà ouvertes : chatons de saule, prunellier sauvage, lamier pourpre, pissenlit, pulmonaire… Toujours active, cette future reine est en quête d’un trou dans le sol ou sous le plancher de la cabane du jardin, ou d’un ancien terrier de mulot, pour y fonder une nouvelle colonie, qui atteindra en été 400 à 500 individus qui participeront à leur tour à la pollinisation des plantes.

Ce sont des mouches qui évoluent de fleurs en fleurs. A l’instar des syrphes adultes, elles réalisent du surplace en volant mais sont nettement plus grosse et ressemblent plus à des abeilles.

L'osmie

Active dès le mois de mars mais présente en petit nombre et très discrète, cette abeille solitaire à l’allure d’un petit bourdon insère ses larves dans divers fagots de tiges creuses fermées en général de terre.

 

La mégachille

Egalement pollinisatrice, on détecte la présence de cette petite abeille par des découpes ovales et régulières qu’elle pratique en été dans les feuilles de certaines plantes pour operculer* l’entrée de son nid.

Les chélostomes

Abeille au corps élancé, elle se retrouve au niveau des galeries creusées par des coléoptères* dans le bois mort. Elle ferme son nid par un bouchon de mortier contenant du gravier.

La xylocoe violette

Appelée abeille charpentière, cette grosse abeille vit dans les galeries de bois mort où elle confectionne des cellules pour ses larves.

L'abeille mellifère

Espèce   la   plus   évoluée   de toutes les abeilles, elle forme des colonies comptant jusqu’à 80000 individus. On la retrouve dans des arbres creux, des anfractuosités de roche et dans des ruches.

Bourdon commun

Comme l’abeille domestique, le bourdon vit en petite colonie, fondée en avril par une jeune reine ayant hivernée dans le sol. En août, le groupe peut compter jusqu’à 150 individus. On les retrouve dans des cavités du sol, sous du bois mort ou de grosses touffes d’herbe.

Les vollucelles

  Ces grosses mouches sont très souvent nombreuses sur les fleurs. Elles ressemblent bien souvent à des abeilles voire à des bourdons. Inoffensives, ces diptères* sont d’excellents pollinisateurs. Leurs larves, quant à elles, sont carnivores.

Les papillons

 Plus de 5000 espèces en France, ils sont aussi d’excellents pollinisateurs à l’état d’adulte. En revanche, la chenille est consommatrice de plantes. D’ailleurs chaque espèce possède sa plante hôte où la chenille se développera avant de se métamorphoser*.